à la chasse de Bass!

En ben oui – quand c’est prononcé en anglais, ça rime avec chasse*

Fondée en 1777, la brasserie Bass de Burton on Trent deviendra la plus grosse du monde. En moins d’un siècle, son rendement annuel arriva à 1 000,000 tonneaux. Sa bière se fut exportée globalement.

Le triangle rouge est la marque de fabrique la plus ancienne. Point. 

Cette icone celèbrée cramoisie apparaît même dans un tableau de Manet: dans Un Bar Aux Folies Bergères, on peut l’apercevoir sur deux bouteilles placées à gauche et à droite de l’image.

En Burton on Trent, Bass est devenu aliment de bas. Exprimé autrement, en Burton c’est aliment de Bass, alors produit supérieur – voilà!

J’ai bu Bass à la pression à St Albans plusieurs fois dans les pubs le Six Bells et le Boot où le bouclier Bass se trouve souvent parmi les pompes à bière, mais cela m’a plu que moyennement – rien de spécial. Ici, Bass n’a pas dépassé le niveau des autres bières sur le bar. 

image: Wikipedia

Comme note de dégustation, cela m’a fait rappeler de mon enfance en Gujan-Mestras près de Bordeaux où habitaient mes grands-parents. Une année autour des 1980, j’ai mordu leur rampe d’escalier et j’ai savouré le vernis et senti le désodorisant fleuri. Les marques de dent restaient dans le bois quand la maison était vendue plusieures décennies plus tard. 

Mais là, je m’ecarte du sujet………

Bass a fait croître une réputation mythique dans le psychisme Anglo-Saxon, mais surtout en Grande Bretagne. Et c’est là où il faut se méfier. Parfois, c’est dur de distinguer les faits vrais des contes de fée générés par le nostalgie et la belle époque. 

Par example, en 2006 la brasserie Youngs de Londres et la brasserie Charles Wells de Bedford fusionnaient et formaient Wells & Young – un développement troublant pour les bièrofiles passionés. Tout fut éventuellement déménagé de Londres à Bedford. Les buveurs se plagnaient qu’une des bières – Youngs Bitter – ne goûtait désormais plus comme l’originale. Mais un petit détail: le brassage de Youngs Bitter n’avait pas encore été transféré à Bedford – c’etait toujours la même bière – force psychologique de la suggestion!

Retournons au but recherché.

J’ai été influencé par les blogues sincères comme ceci par Ian Thurman qui est tel admirateur qu’il a listé tous les pubs dans ce pays qui servent Bass proprement. Je suis aussi effecté par les vagabondages indéfatiguables de Martin Taylor qui traverse la terre du Royaume Uni sur un éléphant magique téléportateur; il rend visite à chaque pub dans chaque village, ville et cité nommé dans le Good Beer Guide** 

le transport de Martin Taylor

Allons à la chasse de Bass!

Le Black Lion à Leighton Buzzard est le bar le plus proche de moi; à peu près 38 kilomètres. Il prend soin de Bass correctement – coutume de plus en plus rare. Parce que là – au Black Lion, servir Bass c’est sérieux. L’effort, la qualité et le savoir-faire rendent cette libation digne des dieux. 

En ce cas, c’est à la pression.

Le personnel se soucie de son gamin adoré et protège la condition comme plutôt les gardians qui défendent le graal sacré.

Une pinte est commandée et je la berce avec tendresse vers une table, prudent de ne pas perdre une gloutte. A ‘l’oeuil, cest une ambre de mélasse et cela dure deux minutes avant que la robe se sépare de la mousse qui a la blanchesse du muguet. La liquide se range. Une écume s’accroche à l’intérieur du verre – l’huile d’houblon – alors que le baisse Bass (ou peut-être l’envers).

Le Black Lion – Leighton Buzzard

Comment servir Bass est un petit mystère. On a un choix.

Quand c’est servi par “cask” (non par bouteille ou canette), on peut utiliser une pompe à bière, la gravité (quand le tonneau est monté sur une étagère et puisé avec un robinet) mais aussi par pichet. Et souvent ça se combine; on verse une moitié par pompe à bière et on la remplit – ‘top up’ – avec le pichet. Tant de buveurs préfèrent que cette bière soit sans carbonation et éventée – “flat Bass”.

Bass tient une position légendaire dans la poitrine de Grande Bretagne et je suis conscient que j’attends un bombe gustataire. Alors je suis étonné que le goût initial ne signale absolument rien. Ça dure pour un moment et je commence à me demander si quelque chose cloche…

ambrée

Mais les sensations viennent – elles prennent simplement leur temps. 

Boir une pinte de Bass en condition parfaite est comme clinger les yeux languissamment après être tombé dans les pommes. On apercoit les fleures floues dans un champ; elles deviennet encore nettes. 

Bass n’est pas une explosion – car les explosions sont effrontées et violentes. Comme émotion, Bass n’a pas pris une cuite come les bombardements d’houblon – les DIPAs – il est plûtot subtil, reflechi, calmant. 

Bass est la première marque de fabrique du monde

L’âme prend son essor – aidée par l’embrasse amoureuse de l’alcool.

Cet ‘ale’ est toute en nuance – une aquarelle de tâches haemorrhagées, non pas une peinture à l’huile contenant des coups de brosse audacieux et des couleures fondementales.

Il y a de la maramalade succulente. Le corps est tendre et doux comme un sorbet. On se souvient que la bière, pour la plupart, est de l’eau – mais cela s’applique également aux jus qui saignent des nectarins mûres. Cette bière gout comme les fleurs d’oranger sentent.

Les souvenirs d’Aquitaine éclatent dans la cervelle – la grenadine et l’orongeade d’hypermarché Mammouth servies avec glaçons étonchent nos soifs pendant l’été éternel de la jeunesse.

On boit Bass lentement car on veut que ça dure. On détecte une saveur de péche. Une symphonie de fruits vièrges qui se déverse. Curieusement, Bass me rappelle la subtilité et force paradoxale du thé; robustesse initiale passe sous le radar, mais finit par résonner de plus en plus fort.

Avant de le boire, j’avais l’impression que ce sera beacoup plus riche et malté mais cette lourdeur n’est pas présente – c’est vâchement plus léger. Il est dépouillé mais quand-meme nourissant. Il n’y a qu’un soupçon de sécheresse et d’amertume.

Quelques ales traditionelles me donnent une sensation comme si je viens de manger du fruit et je suis en train de le digérer. Ceci est évident avec Bass. Il faut se ralentir à sa vitesse – c’est une libation de rétrospection et introspection.

suivez le triangle…….

Alors pourquoi cette expérience est differente de celles de St Albans? On parle de la même bière après tout. Les deux pubs chez moi gardent bien leur bière – c’est rare qu’il y ait un problème de qualité ou de processus. Je suis facilement éffecté par le romantisme de tradition, alors en pratique, qu’est-ce qui fait la différence?

Au Black Lion, Bass est toujours poussé par un “sparkler” (un petit ajout qui marche comme mousseur qu’on visse au swan neck**** au but du dog’s leg***** pour qu’une belle mousse se forme chaque fois). Les lignes sont lavées lors que chaque cask se vide et est remplacé.

Pour les pubs qui respectent Bass, il y a plusieures choses. Quand un cask de Bass est puisé, quelques pubs le laisse une semaine avant d’ouvrir le robinet pour la première fois. D’autres attendent un mois entier!

Une autre considération est la rotation. Comme les Stangen de Kölsch à Cologne, c’est une bière consommée continuellement sans arrêt par les clients fidèles. Dans le Black Lion, il n’arrive pas que le Bass soit négligé – un problème qui touche les bières occasionelles dans d’autres pubs, parce que ironiquement, quand plusieurs bières sont puisées – quand le choix présente de nombreuses bières à la fois – la qualité individuelle peut souffrir. 

Alors la condition, l’effervescence et le goût de Bass peut vinaigrer quand ça se ne bois pas.

Bass parfait à la pression:

bienveillant, gentil, nourissant et fier, de l’eau filtrée coule par un ravin calcaire

*d’ailleurs, quand le mot s’applique aux instruments de musique ou la voix grave, ça se prononce comme “béïsse”

**ce livre est publié regulièrement. Les membres de CAMRA*** votent pour les pubs qui servent ‘real ale’ en bonne condition et chaque bar est listé dans cette publication – les pubs peuvent être étoilés pour la première fois ou bien être abondonnés si le niveau des breuvages se dégrade

***Campaign For Real Ale

****le swan neck (cou de cygne) est le pipe sinueux d’où sort la bière quand elle est pompée

*****patte de chien – là je vous rigole!

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